
Rien de plus efficace qu’une catastrophe pour faire oublier à nos médias les viles polémiques et les intrigues politiques de bas étage. Rien de plus infaillible pour nous rappeler que
l’Homme n’est rien face à la nature. Rien de plus convainquant pour démontrer à nos scientifiques qui prétendent prédire la température de notre planète dans cent ans, que le puits de leur science est bien moins profond que
le gouffre de leur ignorance.
Les images d’Haïti qui nous ont assaillis cette semaine sont effrayantes. Nous aimerions devant une telle horreur que les commentateurs se taisent au lieu d’essayer d’obtenir à tout prix des informations sur le nombre de victimes, alors que personne n’est encore capable d’évaluer combien de corps gisent sous les décombres. Bien entendu les secours arrivent, comme toujours très difficile à organiser; chaque pays, chaque ONG, chaque voisin veut se montrer plus généreux et plus rapidement sur place que les autres, parfois au détriment de l’efficacité. Et, la nature humaine étant ce qu’elle est, certains profitent déjà de la situation et d’autres le feront plus tard, lorsque l’aide financière commencera à arriver. Mais qu’importe, comme le titre « La Croix », l’heure est à l’urgence et à la prière. Pour l’instant, les euros et les dollars n’ont d’intérêt que s’ils permettent de sauver des vies. Le temps de la reconstruction viendra plus tard, en espérant que les États-Unis, tout proches, sauront se montrer plus réactifs qu’ils ne l’ont été pour leur propre Louisiane.
La nature est venu nous rappeler qu’il y a pire que la crise qui, elle, est bien d’origine anthropique. Les réponses se sont focalisées cette semaine sur la taxation des bonus que les banques ont l’intention de verser à leurs cadres. Nous pouvons comprendre que les états, qui ont utilisé l’argent de leurs contribuables pour renflouer les organismes financiers, désirent récupérer une partie de la mise. Mais il y avait sans doute d’autres moyens, plus directs et surtout plus productifs. La taxation est toujours la plus mauvaise des solutions. Notons quand même que les deux pays qui craignaient de mettre en péril leurs places financières se sont finalement résolus à taxer les bonus.
Autre exemple d’interventionnisme, purement français celui-là, l’arrêt exigé par Sarkozy du projet de délocalisation de la fabrication de la Clio en Turquie. Là encore nous réalisons que transférer des emplois hors de France alors que les ventes de voitures ont été et sont encore dopées par l’argent du contribuable ne soit pas politiquement acceptable. Mais en réalité, n’est ce pas corriger une erreur par une autre erreur ?
Grâce à Vincent Peillon, la semaine a quand même eu son heure de manœuvre politicienne qui dénote un profond dédain pour le téléspectateur. Arlette Chabot s’en remettra, mais les sympathisants du PS qui attendaient avec impatience la prestation de leur champion lui pardonneront sans doute difficilement ce manque de courtoisie. Les autres ont pu assister à une confrontation un peu décevante entre Éric Besson, finaud débatteur, et Marine Le Pen qui fait peu à peu ses armes dans le rôle difficile de « la fille de ».
Une autre « fille de » poursuit sa remontée dans les sondages, accélérée par le désamour des sondés pour l’ancienne reine Ségolène Royal. Paradoxalement, Martine Aubry semble séduire les Français beaucoup plus que les membres de son parti. Il est vrai qu’au PS, la rose rouge est bien plus symbole de jalousie et de rivalités que d’amour.
L’amour entre les deux géants, Google et la Chine, n’a jamais atteint des sommets. Mais « trop c’est trop » semble dire l’empereur des moteurs de recherche sur Internet. Difficile de dire comment cela va se terminer. La Chine a besoin de Google mais se priver d’un tel marché ferait perdre à la firme américaine non seulement les échanges intra chinois, mais également une grande partie des espaces publicitaires de nombreuses sociétés occidentales intéressées par le marché chinois.
La fin de l’épidémie de grippe A est officiellement annoncée. Nous hésitons à en faire la bonne nouvelle de la semaine tant il est vrai qu’elle n’a heureusement jamais vraiment commencée. Mais cette grippe, son virus H1N1 désormais célèbre, ses vaccins inaccessibles et finalement trop nombreux ont déclenché de telles polémiques médiatiques qu’il était difficile de ne pas en parler.
C’est donc François Fillon qui nous annoncera cette bonne nouvelle. La croissance 2010 est revue à la hausse. Un doublement, excusez du peu ! Même s’il faut toujours se méfier des pourcentages - elle ne sera quand même que de 1,5% - et il s’agit d’une prévision alors que nous savons ce que valent les prévisions. Et comme une bonne nouvelle n‘arrive jamais seule, ce supplément de croissance devrait servir principalement à réduire le déficit budgétaire. Fillon devrait parler plus souvent !
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mardi 27/07/2010 à 14:59>
c'est la vérité même et il n'y a que la vérité qui blesse!!! la France do [...]
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Tout a fait d'accord, et si les autres parti ne font pas ça pour la france [...]
Randa Kassis à propos de Intolérable Tolérance ou l'instrumentalisation des valeurs démocratiques par ses ennemis
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Je partage la même idée "une aide individuelle et gratuite des moins favor [...]
alexandre à propos de Intolérable Tolérance ou l'instrumentalisation des valeurs démocratiques par ses ennemis
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Randa Kassis est courageuse, regardez la régulièrement sur France 24! elle [...]